Umberto Veronesi naquit à Milan le 28.11.1925, cinquième de six enfants d’une famille d’agriculteurs ; il perdit son père à l’âge de 6 ans. Pendant la guerre, il fut grièvement blessé par une mine.

Afficher l'image d'origineIl devint médecin en 1951, avec une spécialisation en chirurgie en 1956. Très rapidement,  il décida de se consacrer à l’oncologie. Il intégra donc l’Institut National des Cancers à Milan et il en devint directeur en 1975.

En 1991, il fonda l’Institut Européen d’Oncologie, qu’il dirigea jusqu’en 2014.

Ses contributions scientifiques ont été nombreuses : il fut tout d’abord un des pionniers majeurs de la chirurgie conservatrice, en montrant grâce à de nombreux essais l’équivalence de la « quadrantectomie » (associée à la radiothérapie) à la mastectomie. Il fut ensuite un des fervents défenseurs de la technique du ganglion sentinelle, dans le but de réduire les séquelles du curage axillaire et d’améliorer la qualité de vie des patientes.

Il développa également la technique du traitement « en un jour » pour les tumeurs de petite taille par l’association d’une chirurgie conservatrice et d’une radiothérapie per-opératoire par électrons avec un accélérateur dédié.

Umberto Veronesi était également convaincu de l’importance de la prévention des cancers et avait été avec Maurice Tubiana en 1987 un des fondateurs du « Code européen contre le cancer ». Egalement, très attaché à l’enseignement, il avait créé l’EUSOMA (European School of Mastology) puis l’ESO  (European School of Oncology)

Par ailleurs, depuis de nombreuses années il était végétarien, par conviction scientifique et par respect des animaux.

Il fut également pendant l’année 1990 Ministre de la santé en Italie.

Ses contributions scientifiques sous forme d’articles et de présentations dans de très nombreux congrès, ont marqué toute une génération de chirurgiens, oncologues et radiothérapeutes.

Umberto Veronesi est décédé le 8 novembre dernier, dans sa maison de Milan à l’âge de 90 ans.

Avec son ancien collègue Gianni Bonadonna, disparu également dans la même ville il y a un an, il a été certainement la plus grande personnalité que l’Italie ait apportée à l’oncologie mondiale.

Bruno CUTULI